La Belle Equipe - Cinéma d'Argoat - Callac

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À L'AFFICHE

MOMO

  • samedi 20 janvier à 20h30
  • dimanche 21 janvier à 15h

Comédie française de Sébastien Thiery et Vincent Lobelle avec Christian Clavier, Catherine Frot et Sébastien Thiery

Durée : 1h25

Un soir, en rentrant chez eux, Monsieur et Madame Prioux découvrent avec stupéfaction qu’un certain Patrick s’est installé chez eux. Cet étrange garçon est revenu chez ses parents pour leur présenter sa femme. Les Prioux, qui n’ont jamais eu d’enfant, tombent des nues… D’autant que tout semble prouver que Patrick est bien leur fils. Patrick est-il un mythomane ? Un manipulateur ? Les Prioux ont-ils oublié qu’ils avaient un enfant ? Madame Prioux, qui souffre de ne pas être mère, s’invente-t-elle un fils ?

Clavier fait du Clavier. Mais s'il n'évite pas quelques dérapages incontrôlés, son jeu face à Catherine Frot semble plus sobre qu'à l'accoutumée. Elle, n'est pas en reste. Sa douce folie apporte de l'émotion à cette farce délirante. France Télévisions



CYCLE REPERTOIRE : PIETRANGELI

2 films, une petite leçon de cinéma avec Roselyne Quemener et un repas partagé

Cinéaste méconnu, Antonio Pietrangeli s'est fait le chantre d'une condition féminine très peu traitée dans le cinéma italien des années 50 et 60. Regard sur deux de ses films les plus emblématiques.

ADUA ET SES COMPAGNES

  • dimanche 21 janvier à 17h en VOST
    6,50€ le film ou 10€ la soirée

Comédie dramatique italienne d'Antonio Pietrangeli (1960) avec Simone Signoret, Emmanuelle Riva et Marcello Mastroianni

Durée : 1h59

Après que leur maison close ait été fermée, quatre prostituées s’établissent à leur compte en ouvrant un restaurant. Mais une de leurs anciennes relations, un homme du milieu, se manifeste bientôt pour les faire travailler sous sa coupe…

JE LA CONNAISSAIS BIEN

  • dimanche 21 janvier à 20h30 en VOST
    6,50€ le film ou 10€ la soirée

Drame italien d'Antonio Pietrangeli (1965) avec Stefania Sandrelli et Jean-Claude Brialy

Durée : 1h37

Adriana est une jolie provinciale qui rêve de devenir actrice. Elle quitte son village natal pour faire carrière à Rome. Légère et candide, la jeune fille multiplie les aventures et les emplois en quête d’un rôle.

Considéré comme le chef-d’œuvre d’Antonio Pietrangeli (1919-1968), Je la connaissais bien est un film assez incroyable, auquel la restauration récente de la Cinémathèque de Bologne rend toute sa beauté, notamment plastique (son noir et blanc est somptueux). Coécrit avec l’un des plus fameux duos de scénaristes italiens, Ettore Scola et Ruggero Maccari (Le Fanfaron de Dino Risi), Je la connaissais bien propose une forme très singulière, synthèse des divers courants formels du cinéma italien des années 1960, alors à la pointe de la modernité. Les Inrocks

I AM NOT A WITCH

  • lundi 22 janvier à 20h30 en VOST

Drame zambien de Rungano Nyoni avec Margaret Mulubwa

Durée : 1h34

Shula, 9 ans, est accusée de sorcellerie par les habitants de son village et envoyée dans un camp de sorcières. Entourée de femmes bienveillantes, condamnées comme elle par la superstition des hommes, la fillette se croit frappée d’un sortilège : si elle s’enfuit, elle sera maudite et se transformera en chèvre... Mais la petite Shula préfèrera-t-elle vivre prisonnière comme une sorcière ou libre comme une chèvre ?

De camps de travaux forcés en manoirs de riches politiciens, I Am Not a Witch dresse un portrait acerbe, drôle, violent, mais surtout inhabituel d’une certaine Afrique contemporaine. Bande à part

L'ECHANGE DES PRINCESSES

  • mardi 23 janvier à 20h30

Film historique français de Marc Dugain avec Lambert Wilson, Olivier Gourmet et Anamaria Vartolome

Durée : 1h40

1721. Une idée audacieuse germe dans la tête de Philippe d’Orléans, Régent de France… Louis XV, 11 ans, va bientôt devenir Roi et un échange de princesses permettrait de consolider la paix avec l’Espagne, après des années de guerre qui ont laissé les deux royaumes exsangues. Il marie donc sa fille, Mlle de Montpensier, 12 ans, à l’héritier du trône d’Espagne, et Louis XV doit épouser l’Infante d’Espagne, Anna Maria Victoria, âgée de 4 ans. Mais l’entrée précipitée dans la cour des Grands de ces jeunes princesses, sacrifiées sur l’autel des jeux de pouvoirs, aura raison de leur insouciance…

Un vrai film d’histoire qui joue la carte historique au plus près, avec une vision formelle qui donne toute leur densité aux costumes, aux décors, aux éclairages, et toute sa force à la manipulation politique : terrible et fascinant. Le Dauphiné Libéré

PROCHAINEMENT

LES HEURES SOMBRES
Darkest Hour

  • mercredi 24 janvier à 20h30 in English
  • mardi 30 janvier à 20h30

Biopic britannique de Joe Wright avec Gary Oldman et Kristin Scott Thomas

Durée : 2h06

Homme politique brillant et plein d’esprit, Winston Churchill est un des piliers du Parlement du Royaume-Uni, mais à 65 ans déjà, il est un candidat improbable au poste de Premier Ministre. Il y est cependant nommé d’urgence le 10 mai 1940, après la démission de Neville Chamberlain, et dans un contexte européen dramatique marqué par les défaites successives des Alliés face aux troupes nazies et par l’armée britannique dans l’incapacité d’être évacuée de Dunkerque. Alors que plane la menace d’une invasion du Royaume-Uni par Hitler et que 200 000 soldats britanniques sont piégés à Dunkerque, Churchill découvre que son propre parti complote contre lui et que même son roi, George VI, se montre fort sceptique quant à son aptitude à assurer la lourde tâche qui lui incombe. Churchill doit prendre une décision fatidique : négocier un traité de paix avec l’Allemagne nazie et épargner à ce terrible prix le peuple britannique ou mobiliser le pays et se battre envers et contre tout.

Avec son adaptation de Jane Austen, puis de Tolstoï, Joe Wright avait déjà prouvé son talent pour la reconstitution historique, comme nombre de réalisateurs britanniques. Un don que ces cinéastes et les équipes anglaises surpassent au regard de leurs confrères américains ou français quelle que soit leur capacité dans ce domaine. C’est encore le cas dans Les Heures sombres dont l’image du Londres de 1940 éblouit, que cela soit sous les dorures de Buckingham Palace, du 10 Downing Street, du Parlement, des rues ou métro londoniens. France Télévisions

VERS LA LUMIERE

  • jeudi 25 janvier à 20h30 en VOST
  • lundi 29 janvier à 20h30 en VOST

Drame japonais de Naomi Kawase avec Masatoshi Nagase et Ayame Misaki

Durée : 1h41

Misako passe son temps à décrire les objets, les sentiments et le monde qui l’entoure. Son métier d’audiodescriptrice de films, c’est toute sa vie. Lors d’une projection, elle rencontre Masaya, un photographe au caractère affirmé dont la vue se détériore irrémédiablement.

La Japonaise Naomi Kawase (Les Délices de Tokyo) est au sommet de son cinéma sensible et délicat. Plus le film avance vers sa résolution sur la musique divine d'Ibrahim Maalouf, plus l'émotion monte en nous comme la marée des sentiments. Paris Match

JUMANJI
Bienvenue dans la Jungle

  • vendredi 26 janvier à 20h30

Film fantastique américain de Jake Kasdan avec Dwayne Johnson, Jack Black et Kevin Hart

Durée : 1h59

Le destin de quatre lycéens en retenue bascule lorsqu’ils sont aspirés dans le monde de Jumanji. Après avoir découvert une vieille console contenant un jeu vidéo dont ils n’avaient jamais entendu parler, les quatre jeunes se retrouvent mystérieusement propulsés au cœur de la jungle de Jumanji, dans le corps de leurs avatars. Ils vont rapidement découvrir que l’on ne joue pas à Jumanji, c’est le jeu qui joue avec vous… Pour revenir dans le monde réel, il va leur falloir affronter les pires dangers et triompher de l’ultime aventure. Sinon, ils resteront à jamais prisonniers de Jumanji…

Combinant aventures et sortilèges, le réalisateur Jake Kasdan surfe sur le vintage et l’hyper technologie, explorant les affres de l’apprentissage et la vanité des apparences. Pas mal pour un teen movie. Sud Ouest



LA PROMESSE DE L AUBE

  • samedi 27 janvier à 20h30
  • dimanche 28 janvier à 15h

Comédie dramatique française d'Eric Barbier avec Pierre Niney, Charlotte Gainsbourg et Didier Bourdon

Durée : 2h10

De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

Eric Barbier restitue en images la force des mots pour signer une adaptation élégante et bouleversante de La Promesse de l’Aube, cette autobiographie sublimée que l’auteur de ""La Vie devant soi"" a publié en 1960 pour dire que le vrai héros, c’était sa mère, incarnée par Charlotte Gainsbourg avec une intensité qu’on lui avait rarement vue au cinéma. Le Journal du Dimanche

voir ou revoir

FERDINAND

  • dimanche 28 janvier à 17h30

Film d'animation américain de Carlos Saldanha

Durée : 1h46

Ferdinand est un taureau au grand cœur. Victime de son imposante apparence, il se retrouve malencontreusement capturé et arraché à son village d’origine. Bien déterminé à retrouver sa famille et ses racines, il se lance alors dans une incroyable aventure à travers l’Espagne, accompagné de la plus déjantée des équipes !

Plaidoyer pour la douceur et la fraternité, cette équipée à travers l’Espagne déborde de gags loufoques et de personnages secondaires aussi craquants que désopilants. Comme dans les précédentes productions de Carlos Saldanha (L’Âge de glace, Rio), leurs caractères sont bien trempés et ces seconds rôles volent presque la vedette au héros. Télé-Loisirs

EL PRESIDENTE

  • jeudi 1er février à 20h30 en VOST
  • lundi 5 février à 20h30 en VOST

Drame argentin de Santiago Mitre avec Ricardo Darín

Durée : 1h54

Au cours d’un sommet rassemblant l’ensemble des chefs d’état latino-américains dans un hôtel isolé de la Cordillère des Andes, Hernán Blanco, le président argentin, est rattrapé par une affaire de corruption impliquant sa fille. Alors qu’il se démène pour échapper au scandale qui menace sa carrière et sa famille, il doit aussi se battre pour conclure un accord primordial pour son pays.

En phases successives d’une narration très soignée, Santiago Mitre pratique avec virtuosité l’alternance des espaces publics et intimes, exhume le mécanisme du pouvoir et les stratagèmes de qui s’y voue. L'Humanité

DOWNSIZING

  • vendredi 2 février à 20h30
  • dimanche 4 février à 17h30 in English

Comédie américaine d'Alexander Payne avec Matt Damon, Kristen Wiig et Christoph Waltz

Durée : 2h16

Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le "downsizing". Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

Sous son emballage de fable sci-fi distrayante, "Downsizing" déploie une réflexion sur le concept de décroissance assortie d’une critique sérieuse de l’american way of life, de son consumérisme niais et de son séparatisme ethnique et social. Petit ou grand, le confort climatisé des classes moyennes est un anesthésiant qui rend difficile la prise de conscience du fonctionnement inégalitaire du monde. Le film rend compte de ce lent éveil, et cet effort n’est pas petit. Les Inrocks

NORMANDIE NUE

  • samedi 3 février à 20h30
  • dimanche 4 février à 15h

Comédie dramatique française de Philippe Le Guay avec François Cluzet, Toby Jones et François-Xavier Demaison

Durée : 1h45

Au Mêle-sur-Sarthe, petit village normand, les éleveurs sont touchés par la crise. Georges Balbuzard, le maire de la ville, n’est pas du genre à se laisser abattre et décide de tout tenter pour sauver son village… Le hasard veut que Blake Newman, grand photographe conceptuel qui déshabille les foules, soit de passage dans la région. Balbuzard y voit l’occasion de sauver son village. Seulement voilà, aucun normand n’est d’accord pour se mettre à nu…

Crise paysanne, pollution par les pesticides, souffrance animale, évoqués parfois un peu rapidement, forment l’arrière-plan de cette comédie sociale éclairée par une belle solidarité, des dialogues percutants et un soleil qui coule à flots sur la Basse Normandie filmée lors d’un éclatant printemps. La Croix

Le doc du mois

SANS ADIEU

  • mardi 6 février à 20h30

Documentaire français de Christophe Agou

Durée : 1h39

Dans sa ferme du Forez, à l'est du Massif Central, Claudette, 75 ans, se bat pour rester digne face à une société qui n'a plus grand-chose à faire d'elle, et dont elle a du mal à accepter et à suivre l'évolution. Le monde moderne avale chaque jour un peu plus ses terres, ses bêtes et celles de ses voisins. Comme elle, Jean, Christiane, Jean-Clément, Raymond, Mathilde et tous les autres résistent et luttent au quotidien pour préserver leurs biens... leur vie.

Un documentaire bouleversant sur les derniers paysans du Forez, réalisé par le photographe Christophe Agou, décédé depuis, fait le récit à la fois tendre et rude d’une humanité qui disparaît dans l’indifférence d’une société qui ne les voit plus. La Croix

MARIE CURIE

  • mercredi 7 février à 20h30
  • mardi 13 février à 20h30

Biopic franco-polonais de Marie-Noëlle Sehr avec Karolina Gruszka, Arieh Worthalter et Charles Berling

Durée : 1h35

Physicienne et chimiste d’origine polonaise, Marie Skłodowska-Curie est une pionnière dans l’étude de la radioactivité. Elle travaille main dans la main avec son mari, Pierre Curie, pour développer la recherche scientifique. Dans ce milieu particulièrement masculin et conservateur, Marie doit lutter pour se faire une place...

IN THE FADE

  • jeudi 8 février à 20h30 en VOST
  • lundi 12 février à 20h30 en VOST

Thriller franco-allemand de Fatih Akin avec Diane Kruger et Denis Moschitto

Durée : 1h56

Tous public avec avertissement

La vie de Katja s’effondre lorsque son mari et son fils meurent dans un attentat à la bombe. Après le deuil et l’injustice, viendra le temps de la vengeance.

In the Fade fait partie des films qui se sont distingués lors du dernier Festival de Cannes. Drame psychologique, lorgnant sur le polar politique, le long métrage de Fatih Akin était l’une des belles surprises de la compétition officielle avec à l’écran une Diane Kruger impériale, campant l’un des plus beaux rôles de sa carrière et décrochant au passage le Prix d’interprétation féminine. LCI

BRILLANTISSIME

  • vendredi 9 février à 20h30
  • samedi 10 février à 20h30

Comédie française de Michèle Laroque avec Michèle Laroque, Kad Merad et Françoise Fabian

Durée : 1h30

Angela pense avoir une vie idéale. Elle vit à Nice, dans un bel appartement, avec un beau mari et une charmante ado. Mais le soir de Noël, sa fille la laisse pour rejoindre son petit copain, son mari la quitte et sa meilleure amie préfère prendre des somnifères plutôt que de passer la soirée avec elle. Le choc ! Angela n’a plus d’autre choix que celui de se reconstruire... et ce n’est pas simple avec une mère tyrannique, une meilleure amie hystérique et un psy aux méthodes expérimentales.



Une œuvre qui donne le sourire et dans laquelle l’actrice assure avoir mis beaucoup de choses personnelles.la Voix du Nord

LE MYSTERE CLOUZOT

2 films d'Henri-Georges Clouzot précédés d'une conférence de l'écrivain et historien du cinéma Noël Herpe

avec le soutien de l'AFCAE et l'ADRC

Cinéaste éclairé pour les uns, monstre tyrannique pour les autres, surnommé le "Hitchcock français", Henri-Georges Clouzot partage avec le maître du suspense une fascination pour le côté sombre de la nature humaine. Trahisons, lâchetés, humiliations, désirs inavouables. Tel un collectionneur compulsif, il filme le "mal" sous toutes ses formes, du mensonge à la trahison, de la manipulation au trucage.

LES ESPIONS

  • dimanche 11 février à 15h

Film policier français d'Henri-Georges Clouzot (1957) avec Curd Jürgens, Sam Jaffe et Peter Ustinov

Durée : 2h05

Le docteur Malik, en proie à quelques problèmes avec l'alcool, dirige une petite clinique psychiatrique. Quand un militaire américain, le colonel Howard, lui propose d'héberger un homme mystérieux monnayant une forte somme, le docteur accepte sans rechigner. Cependant, au lieu d'un pensionnaire en plus, il s'aperçoit que sa clinique devient le repaire d'un groupe d'espions qui prend la place de son personnel habituel.

Ce long-métrage fut fraîchement accueilli à sa sortie, la critique le trouvant trop compliqué, sombre et kafkaïen. Depuis, elle a révisé son jugement et chacun s'accorde à dire, aujourd'hui, que Les Espions comptent parmi les films les plus aboutis de Clouzot. Le Parisien

LA VERITE

  • dimanche 11 février à 17h30

Drame français d'Henri-Georges Clouzot (1960) avec Brigitte Bardot, Sami Frey et Paul Meurisse

Durée : 2h04

Dominique Marceau, une jeune fille provocante, est accusée du meurtre de son ancien amant Gilbert Tellier. Au cours du procès, l'histoire de sa relation avec la victime est reconstituée. Une histoire inspirée par l'un des faits divers les plus médiatisés des années 50 : l'affaire Pauline Dubuisson.

Le résultat est d'une précision remarquable, d'une ironie impitoyable et permet à la plus célèbre poupée du cinéma français de se distinguer par une très belle composition dramatique. Critikat

ORANGE CINÉDAY



À compter du 4 novembre 2015, la commande de code Cinéday s’effectuera uniquement le mardi à partir de 8h00, dans la limite des places disponibles. Les codes commandés seront valables le jour même uniquement.


Contacts

LA BELLE EQUIPE
Cinéma Argoat

Place de l'église
22160 Callac

  • Tél. : 02 96 45 92 21 (programme de la semaine en cours)
    02 96 45 89 43 (administration)
  • Mail: cineargoat@orange.fr

Naissance de La Belle Equipe

Pas de chance ! Caché derrière une petite maison, le cinéma Argoat est peu visible au passant. Pourtant, il recèle des trésors de dynamisme et de volonté !

Lorsque nous sommes arrivé.e.s en 1994, la salle ne comptait plus que 5 000 entrées par an et s'apprêtait à déposer le bilan, explique Sylvie Lagrue, présidente de l’association La Belle Equipe. Notre objectif principal était de remonter les entrées avec une programmation plus variée. Pour autant, la simple volonté ne suffit pas. Il a fallu découvrir le fonctionnement d’une salle de cinéma, apprendre les méandres administratifs. Nous avons découvert la face cachée du secteur, la pression des distributeurs, pourquoi nous ne pouvons avoir un film en sortie nationale, pourquoi nous devons sortir tel film pour obtenir tel autre… Puis il a fallu connaître les différentes instances cinématographiques, la mise en place des dossiers, la logistique, les transports... Sans compter les trois bénévoles qui ont dû se former à la projection, se souvient Sylvie.

Aujourd’hui, avec l’aide des ancien.ne.s exploitant.e.s devenu.e.s membres de l’association, La Belle Equipe maîtrise parfaitement son cinéma, entièrement modernisé (Dolby Digital, 3D...) et a su mettre en place des actions efficaces, permettant de doubler le nombre des entrées (10000 par an aujourd’hui). L'adhésion aux Ecrans d'Armor puis au Collectif cinéma 22 a permis d’accueillir des hôte.sse.s de marque tels que Jean-Pierre Mocky, Benoît Jacquot ou encore Mariana Otero. De même, la participation aux dispositifs d'éducation à l'image Cin'école et Ecole et cinéma, le développement de la VO, la diffusion de films d’art et essai et de documentaires ont attiré un nouveau public.

Désormais, nous sommes reconnu.e.s comme ayant une solide programmation. Parallèlement à l’activité cinématographique classique, nous tenons également à proposer des films tournés en Bretagne ou abordant des sujets qui interpellent les gens d’ici : l’agriculture durable, l’avenir de la médecine en milieu rural…

Pour autant, l’effort doit se poursuivre : bien que situé dans une zone subissant peu l’influence des salles multiplexes, l’Argoat doit se battre quotidiennement pour conserver et étoffer son public. Nous sommes dans un milieu rural et social assez fragile. Pour avoir la même croissance que les autres salles, nous devons faire 4 fois plus de travail d’animation, souligne Sylvie. Raison pour laquelle l’association travaille avec un programmateur qui propose un choix de films quelque peu différent. Des ententes avec les autres cinémas locaux (Rostrenen, Carhaix) ont également leur intérêt. Notre public art et essai étant un peu le même, nous essayons de nous concerter pour ne pas offrir les mêmes films.

Nous avons eu des moments difficiles, surtout quand le public n’est pas au rendez-vous, mais également des moments très forts, notamment avec la venue de Lucie Aubrac ou la diffusion du film sur les oubliés de 39-45. Pour cette raison, il ne faut pas lâcher la barre et rester constamment en éveil, conclut Sylvie.