La Belle Equipe - Cinéma d'Argoat - Callac

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AVANT PREMIERE

LA SOCIALE
Vive la Sécu !

  • mercredi 28 septembre à 20h30

Documentaire français de Gilles Perret

Durée :1h24

Entre Histoire et Présent, pédagogie et émotion, Gilles Perret rappelle que la Sécurité sociale n’est pas un dossier comptable mais un enjeu humain et politique.

Ce beau documentaire fait la lumière sur beaucoup de choses ignorées par la plupart et cachées par certains autres. Il le fait sans passéisme : si l’Histoire, une fois de plus, occupe une place importante (mais le dernier tiers du film est très contemporain), il ne s’agit pourtant pas d’un documentaire historique. En lui rappelant le passé, Gilles Perret aide le spectateur à mieux comprendre son présent et semble l’interroger sur l’avenir. Il nous rappelle ce qu’il est possible de réaliser lorsque le politique est au service de la démocratie sociale et de l’égalité. On ressort de la séance en ayant envie de se battre pour conserver ces « conquis sociaux ». Ligue des Droits de l'Homme

Débat avec Stéphane Perriot, monteur du film

À L'AFFICHE

FRANTZ

  • jeudi 29 septembre à 20h30
  • lundi 3 octobre à 20h30

Drame franco-allemand de François Ozon avec Pierre Niney, Paula Beer, Ernst Stötzner

Durée : 1h54

Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Mais ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville.

François Ozon signe l’un des rares films français sur l’entre-deux-guerres adoptant le point de vue des Allemands. Dans un délicat jeu de miroirs entre les deux pays. La Croix

BEN-HUR

  • vendredi 30 septembre à 20h30 en 3D
  • mardi 4 octobre à 20h30 en 2D

Peplum américain de Timur Bekmambetov avec Jack Huston, Morgan Freeman, Toby Kebbell

Durée : 2h04

Ben-Hur retrace l’histoire épique de Judah Ben-Hur, un prince accusé à tort de trahison par Messala, son frère adoptif, officier de l’armée romaine. Déchu de son titre, séparé de sa famille et de la femme qu’il aime, Judah est réduit à l’esclavage. Après des années en mer, Judah revient sur sa terre natale dans le but de se venger. Il va y rencontrer son destin.

Mettre ses pas dans ceux de Charlton Heston qui créa Ben-Hur dans la version de 1959 n’était pas une mince affaire. Jack Huston a relevé le défi dans le film de Timur Bekmambetov où il apporte sa jeunesse et sa fougue au héros. 20 minutes

UN PETIT BOULOT

  • samedi 1er octobre à 20h30
  • dimanche 2 octobre à 15h

Comédie française de Pascal Chaumeil avec Romain Duris, Michel Blanc, Alice Belaïdi

Durée : 1h37

Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L'usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers...

Filez voir Un petit boulot et son tueur à gags. C'est du très beau boulot. Le Parisien

IQBAL
L'enfant qui n'avait pas peur

  • dimanche 2 octobre à 17h30

Film d'animation franco-italien de Michel Fuzellier et Babak Payami avec les voix de Bruno Solo, Yvan Le Bolloc'h

Durée : 1h20

à partir de 8 ans

Iqbal est un petit garçon espiègle et joyeux qui passe son temps entre les jeux avec ses copains, sa petite chèvre adorable et ses superbes dessins. Un jour, tout va changer… Son frère tombe gravement malade et il lui faut des médicaments coûteux, trop coûteux. Croyant bien faire, Iqbal attend la nuit pour s’éclipser vers la ville. Pour aider sa mère et soigner son frère, il n’a pas d’autres solutions que de vendre sa chèvre, le coeur serré... Mais rien ne se passe comme prévu.

La beauté du dessin et la fluidité de l’animation servent brillamment un sujet fort. Les tapis magnifiques que réalise Iqbal d’après ses rêves, comme le message positif du film, confirment qu’on peut apprendre se distrayant et s’ériger contre l’injustice avec des images animées. 20 Minutes

PROCHAINEMENT

VOIR DU PAYS

  • jeudi 6 octobre à 20h30
  • mardi 11 octobre à 20h30

Drame français de Delphine et Muriel Coulin avec Soko, Ariane Labed, Ginger Romàn

Durée : 1h42

Deux jeunes militaires, Aurore et Marine, reviennent d’Afghanistan. Avec leur section, elles vont passer trois jours à Chypre, dans un hôtel cinq étoiles, au milieu des touristes en vacances, pour ce que l’armée appelle un sas de décompression, où on va les aider à « oublier la guerre ». Mais on ne se libère pas de la violence si facilement.

Dans les rôles de Marine et Aurore, marsouins de retour d’Afghanistan, Soko et Ariane Labed font vibrer Voir du pays d’émotions douloureuses et vitales qui donnent à cette réflexion sur la violence militaire la texture d’une tragédie familière.
Le Monde

VICTORIA

  • vendredi 7 octobre à 20h30
  • dimanche 9 octobre à 15h

Comédie dramatique française de Justine Triet avec Virginie Efira, Vincent Lacoste, Melvil Poupaud

Durée : 1h36

Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu’elle a sorti d’affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime. Victoria accepte à contrecœur de défendre Vincent tandis qu'elle embauche Sam comme jeune homme au pair. Le début d’une série de cataclysmes pour Victoria.

Une énergie communicative irradie du nouvel opus signé Justine Triet. Une screwball comedy revue et dynamitée par son talent de scénariste et son sens du tempo comique, mâtinés d’émotion. Avec au centre, un astre qui confirme son talent d’actrice : Virginie Efira. Bande à part

COMANCHERIA

  • samedi 8 octobre à 20h30 en VF
  • dimanche 9 octobre à 17h30 en VOST

Western américain de David Mackenzie avec Jeff Bridges, Chris Pine, Ben Foster

Durée : 1h42

Tous publics avec avertissement

Après la mort de leur mère, deux frères organisent une série de braquages, visant uniquement les agences d’une même banque. Ils n’ont que quelques jours pour éviter la saisie de leur propriété familiale, et comptent rembourser la banque avec son propre argent. À leurs trousses, un ranger bientôt à la retraite et son adjoint, bien décidés à les arrêter.

Western, thriller, film de braquage, road-movie ? Un peu tout cela à la fois, dans un film riche des multiples ressources de son scénario et de son casting. Le Dauphiné Libéré

WHERE TO INVADE NEXT

  • lundi 10 octobre à 20h30 en VOST

Documentaire américain de Mickael Moore

Durée : 2h

Dans son nouveau documentaire, Michael Moore décide de s'amuser à envahir le monde pour déterminer ce que les États-Unis peuvent apprendre des autres pays.

Retour de notre lanceur d’alerte favori. A 60 ans Michael Moore, n’a rien perdu de sa superbe idéologique. Difficile de ne pas adhérer à son travail de persuasion par le cliché, drôle et percutant, qui ravive l’espoir d’un monde sans frontière. aVoir-aLire.com

ORANGE CINÉDAY



À compter du 4 novembre 2015, la commande de code Cinéday s’effectuera uniquement le mardi à partir de 8h00, dans la limite des places disponibles. Les codes commandés seront valables le jour même uniquement.


Contacts

LA BELLE EQUIPE
Cinéma Argoat

Place de l'église
22160 Callac

  • Tél. : 02 96 45 92 21 (programme de la semaine en cours)
    02 96 45 89 43 (administration)
  • Mail: cineargoat@orange.fr

Naissance de La Belle Equipe

Pas de chance ! Caché derrière une petite maison, le cinéma Argoat est peu visible au passant. Pourtant, il recèle des trésors de dynamisme et de volonté !

Lorsque nous sommes arrivé.e.s en 1994, la salle ne comptait plus que 5 000 entrées par an et s'apprêtait à déposer le bilan, explique Sylvie Lagrue, présidente de l’association La Belle Equipe. Notre objectif principal était de remonter les entrées avec une programmation plus variée. Pour autant, la simple volonté ne suffit pas. Il a fallu découvrir le fonctionnement d’une salle de cinéma, apprendre les méandres administratifs. Nous avons découvert la face cachée du secteur, la pression des distributeurs, pourquoi nous ne pouvons avoir un film en sortie nationale, pourquoi nous devons sortir tel film pour obtenir tel autre… Puis il a fallu connaître les différentes instances cinématographiques, la mise en place des dossiers, la logistique, les transports... Sans compter les trois bénévoles qui ont dû se former à la projection, se souvient Sylvie.

Aujourd’hui, avec l’aide des ancien.ne.s exploitant.e.s devenu.e.s membres de l’association, La Belle Equipe maîtrise parfaitement son cinéma, entièrement modernisé (Dolby Digital, 3D...) et a su mettre en place des actions efficaces, permettant de doubler le nombre des entrées (10000 par an aujourd’hui). L'adhésion aux Ecrans d'Armor puis au Collectif cinéma 22 a permis d’accueillir des hôte.sse.s de marque tels que Jean-Pierre Mocky, Benoît Jacquot ou encore Jean-Baptiste Thoret. De même, la participation aux dispositifs d'éducation à l'image Cin'école et Ecole et cinéma, le développement de la VO, la diffusion de films d’art et essai et de documentaires ont attiré un nouveau public.

Désormais, nous sommes reconnu.e.s comme ayant une solide programmation. Parallèlement à l’activité cinématographique classique, nous tenons également à proposer des films tournés en Bretagne ou abordant des sujets qui interpellent les gens d’ici : l’agriculture durable, l’avenir de la médecine en milieu rural…

Pour autant, l’effort doit se poursuivre : bien que situé dans une zone subissant peu l’influence des salles multiplexes, l’Argoat doit se battre quotidiennement pour conserver et étoffer son public. Nous sommes dans un milieu rural et social assez fragile. Pour avoir la même croissance que les autres salles, nous devons faire 4 fois plus de travail d’animation, souligne Sylvie. Raison pour laquelle l’association travaille avec un programmateur qui propose un choix de films quelque peu différent. Des ententes avec les autres cinémas locaux (Rostrenen, Carhaix) ont également leur intérêt. Notre public art et essai étant un peu le même, nous essayons de nous concerter pour ne pas offrir les mêmes films.

Nous avons eu des moments difficiles, surtout quand le public n’est pas au rendez-vous, mais également des moments très forts, notamment avec la venue de Lucie Aubrac ou la diffusion du film sur les oubliés de 39-45. Pour cette raison, il ne faut pas lâcher la barre et rester constamment en éveil, conclut Sylvie.