La Belle Equipe - Cinéma d'Argoat - Callac

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À L'AFFICHE

Les docs du mois
Rencontre avec les membres de l'association Cheval Faire Kezeg Plijadur

TRAIT DE VIE

  • vendredi 20 avril à 20h30

Documentaire français de Sophie Arlot et Fabien Rabin

Durée : 1h15

Manu, Lucie, Philippe, Amandine et Martial ont l’image de paysans et paysannes « hors du temps », de fous, de doux rêveurs. Pourtant c’est dans la recherche d’un bienêtre que ces débardeurs, maraîchers ou même céréaliers travaillent avec des animaux de trait. Leurs histoires croisées montrent que la pratique de la traction animale s’organise et se réinvente dans un pays où l’agriculture est des plus mécanisée.

Chez eux, les bêtes sont des « collègues » : ces agriculteurs ont fait le choix de la traction animale. Apprentissage, pratique et transmission de techniques oubliées : Trait de vie raconte une réinvention. Car le matériel d’attelage n’existant quasiment plus, ils le bricolent : belles scènes, notamment celle où l’un d’entre eux dit s’inspirer des Amish. Recourant le moins possible au montage, les auteurs laissent les plans durer et la parole se développer : ils épousent le rythme de travail des animaux. Le résultat est apaisant, à rebours de la frénésie moderne. Télérama

LA FINALE

  • samedi 21 avril à 20h30
  • dimanche 22 avril à 15h

Comédie française de Robin Sykes avec Thierry Lhermitte et Rayane Bensetti

Durée : 1h25

Séance accessible aux personnes malvoyantes et malentendantes (système Fidelio)

Toute la famille Verdi est aux petits soins pour s’occuper de Roland, le grand-père, qui perd un peu la boule ces derniers temps. Tous sauf JB, l'ado de la famille, qui n'a qu'un seul but : monter à Paris pour disputer sa finale de basket. Mais ses parents, bloqués ce week-end-là, lui demandent d’y renoncer pour surveiller son grand-père. JB décide alors de l’embarquer avec lui… Pendant ce voyage, rien ne se passera comme prévu…

Road-movie inventif et jamais essoufflé, cette finale très intergénérationnelle et tout en rebondissements offre à Thierry Lhermitte, funambule du comique et de l'émotion, l'un de ses plus grands rôles. Le Parisien

Festival Play it Again !
Les plus beaux classiques en version restaurée
Films présentés par Erwan Cadoret, professeur de cinéma

LE BEL ANTONIO

  • dimanche 22 avril à 17h30 en VOST

Drame franco-italien de Mauro Bolognini (1960) avec Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale et Pierre Brasseur

Durée : 1h45

Après avoir longtemps vécu à Rome, le séduisant Antonio Magnano revient dans sa ville natale, à Catalane. Là, sa beauté lui vaut une réputation de véritable Don Juan. Ses parents ont décidé de le marier à Barbara Puglisi, la fille d'un riche notaire. Antonio tombe aussitôt éperdûment amoureux d'elle qui est belle, douce, pure et amoureuse. Le jour de leur mariage, nombre de femmes sont inconsolables. Les jeunes époux se rendent à la campagne où ils sont heureux. Mais un an après, les parents de Barbara demandent l'annulation du mariage, car il n'est pas consommé...

Mastroianni venait d'exploser en séduc­teur mondain dans La Dolce Vita, de Fellini. Sans perdre de temps, il cassa son immédiate et légendaire image de marque. Dans cette charge satirique, très osée pour l'époque, le don Juan incarne... un im­puissant. Quant à Claudia Car­dinale, qui venait d'être une pension­naire de maison close dans La Viaccia, de Bolognini également, elle est ici une jeune fille vierge ! Ils sont tous deux magnifiques en affrontant des situations déli­cates dans le sous-­entendu. Pasolini, encore scénariste, aborde la sexualité à travers les tabous et les préjugés d'une communauté sicilienne. La comédie se teinte peu à peu de gravité. Grâce à l'élégance de la mise en scène, elle trouble, puis finit par déranger par sa dénonciation virulente des moeurs. Poignant. Télérama

LES MOISSONS DU CIEL
Days of Heaven

  • dimanche 22 avril à 20h30 in English

Drame américain de Terrence Malick (1979) avec Richard Gere, Brooke Adams et Linda Manz

Durée : 1h35

En 1916, Bill, ouvrier dans une fonderie, sa petite amie Abby et sa sœur Linda quittent Chicago pour faire les moissons au Texas. Voyant là l'opportunité de sortir de la misère, Bill pousse Abby à céder aux avances d'un riche fermier, qu'ils savent atteint d'une maladie incurable...

Splendeur plastique et planante, Les Moissons du Ciel de Terrence Malick resurgit des limbes seventies du cinéma. Avare de dialogues, le film fut un échec commercial qui plongea le réalisateur dans une retraite de vingt ans. Il contient pourtant déjà ce qui fera la beauté de La Ligne rouge ou du Nouveau Monde. Malick filme avec génie les champs de blé, les ciels changeants, le travail collectif, place humains ou animaux dans ses cadres avec la maestria du peintre qui distribue ses couleurs dans un tableau. Il a plus de mal à donner épaisseur et chair à ses personnages, comme à leurs relations et rapports de force. En même temps, on ne peut s’empêcher de penser que cette distanciation (soulignée par la voix off, motif récurrent chez Malick), cette façon de ne pas surligner un scénario tracé en pointillés ou de dessiner un personnage en deux coups de crayon relevaient de la volonté du réalisateur, que cette évanescence du récit définissait son style et sa modernité. Les Inrockuptibles

THE RIDER

  • lundi 23 avril à 20h30 in English

Drame américain de Chloé Zhao avec Brady, Tim et Lilly Jandreau

Durée : 1h45

Grand Prix du Festival du Cinéma Américain de Deauville

Le jeune cowboy Brady, étoile montante du rodéo, apprend qu'après son tragique accident de cheval, les compétitions lui sont désormais interdites. De retour chez lui, Brady doit trouver une nouvelle raison de vivre, à présent qu'il ne peut plus s'adonner à l'équitation et la compétition qui donnaient tout son sens à sa vie. Dans ses efforts pour reprendre en main son destin, Brady se lance à la recherche d'une nouvelle identité et tente de définir ce qu'implique être un homme au coeur de l'Amérique.

Tous les acteurs, non professionnels, campent des personnages fidè­les à ceux qu’ils sont dans la vraie vie. C’est d’ailleurs le véritable coup de ­sabot d’un mustang sur le crâne de Brady, et ses conséquences familiales et psychologiques, qui a permis à ce wes­tern réaliste d’exister. Dans des paysages sublimes, toujours filmés à l’aube ou au crépuscule, pour donner des couleurs à des existences qui en manquent cruellement, Chloé Zhao aborde, en creux, des ques­tions aussi cruciales que l’assimilation, la relation homme-animal, la nature et la culture. Ses cow-boys indiens anachroniques, que le monde moderne voudrait contraindre à travailler au ­supermarché, en évoquent bien d’au­tres, dont les fantômes hollywoodiens surgissent dans les plaines et collines du Dakota. Télérama

MEKTOUB MY LOVE
Canto Uno

  • mardi 24 avril à 20h30

Drame français d'Abdellatif Kechiche avec Shaïn Boumedine et Ophélie Bau

Durée : 2h55

Séance accessible aux personnes malvoyantes et malentendantes (système Fidelio)

Sète, 1994. Amin, apprenti scénariste installé à Paris, retourne un été dans sa ville natale, pour retrouver famille et amis d’enfance. Accompagné de son cousin Tony et de sa meilleure amie Ophélie, Amin passe son temps entre le restaurant de spécialités tunisiennes tenu par ses parents, les bars de quartier, et la plage fréquentée par les filles en vacances. Fasciné par les nombreuses figures féminines qui l’entourent, Amin reste en retrait et contemple ces sirènes de l’été, contrairement à son cousin qui se jette dans l’ivresse des corps. Mais quand vient le temps d’aimer, seul le destin - le mektoub - peut décider.

Dans des scènes qui s’étirent, le cinéaste observe ses sujets vivre. Sa caméra filme les corps sous une lumière sublime. Et nous livre 2h55 d’une fresque naturaliste de toute beauté sur la jeunesse et le désir. Le Parisien

PROCHAINEMENT

TAXI 5

  • mercredi 25 avril à 20h30
  • samedi 28 avril à 20h30
  • mardi 1er mai à 20h30

Comédie d'action française de Franck Gastambide avec Franck Gastambide et Malik Bentalha

Durée : 1h35

Séance accessible aux personnes malvoyantes et malentendantes (système Fidelio)

Sylvain Marot, super flic parisien et pilote d’exception, est muté contre son gré à la Police Municipale de Marseille. L’ex-commissaire Gibert, devenu Maire de la ville et au plus bas dans les sondages, va alors lui confier la mission de stopper le redoutable « Gang des Italiens », qui écume des bijouteries à l’aide de puissantes Ferrari. Mais pour y parvenir, Marot n’aura pas d’autre choix que de collaborer avec le petit-neveu du célèbre Daniel, Eddy Maklouf, le pire chauffeur VTC de Marseille, mais le seul à pouvoir récupérer le légendaire taxi blanc.

CROC-BLANC

  • jeudi 26 avril à 14h30
  • vendredi 27 avril à 14h30
  • vendredi 4 mai à 14h30

Film d'animation franco-luxembourgeois d'Alexandre Espigares avec les voix de Virginie Efira et Raphaël Personnaz

Durée : 1h25

Séance accessible aux personnes malvoyantes et malentendantes (système Fidelio)

Croc-Blanc est un fier et courageux chien-loup. Après avoir grandi dans les espaces enneigés et hostiles du Grand Nord, il est recueilli par Castor-Gris et sa tribu indienne. Mais la méchanceté des hommes oblige Castor-Gris à céder l’animal à un homme cruel et malveillant. Sauvé par un couple juste et bon, Croc-Blanc apprendra à maîtriser son instinct sauvage et devenir leur ami.

Aucun anthropomorphisme benêt dans cette adaptation convaincante du célèbre roman de Jack London. Le scénario, auquel a grandement participé Philippe Lioret, retrouve la sécheresse et la force sombre du récit initiatique, auquel la mise en scène, en hommage au western, apporte souffle épique et sensorialité. Les choix audacieux et payants de la direction artistique (absence de ligne claire, traits de peinture accidentés, gamme chromatique automnale) parachèvent la cohérence esthétique et la réussite narrative de ce premier film. Le Nouvel Observateur

Ma première séance

PAT ET MAT DÉMÉNAGENT !

  • jeudi 26 avril à 17h
  • vendredi 27 avril à 17h

Programme de courts métrages animés tchèques de Marek Benes

Durée : 40 mn

Pat et Mat ont posé leurs cartons dans une toute nouvelle maison. Les deux inséparables bricoleurs ont des idées à la pelle pour améliorer leur quotidien. Mais leur nouveau terrain de jeux va-t-il résister à leurs expériences farfelues ?
LE MIEL ET LES ABEILLES : Pat et mat prennent paisiblement leur petit-déjeuner dans leur nouveau jardin. Alors qu’ils se régalent avec leurs tartines de miel, un essaim d’abeilles vient perturber leur tranquillité !
DRONE DE CHEMINÉE : La maison de Mat est envahie par une épaisse fumée noire à cause de sa cheminée ! Comme il est difficile d’y accéder pour la déboucher, Pat apporte son drone pour un ramonage téléguidé.
TOURNEZ MANÈGE : Rien de tel qu’un peu d’exercice dans son jardin ! Mais Pat n’est pas très habile avec son accessoire de fitness : il perd sans cesse l’équilibre. Nos deux compères vont donc chercher à rendre l’activité plus facile…
LA TONDEUSE : De bon matin, Mat tond sa pelouse. Par mégarde, il coupe le câble d’alimentation en deux. Mais Pat a une idée “lumineuse” pour la réparer…
LA PETITE TAUPE : Le jardin de Pat et Mat est dévasté par une taupe. Rapidement, la question se pose de savoir qui, de Pat et Mat ou la taupe, va faire le plus de dégâts...

La troisième compilation des aventures de Pat et Mat confirme le retour en grâce de l’animation tchèque de marionnettes. Marek Beneš, qui a repris la série créée par son père en 1976, se situe dans la lignée des grands animateurs de son pays (Hermína Týrlová, Jiří Trnka). Pour améliorer les objets du quotidien (une tondeuse à panneau solaire, un drone ramoneur de cheminées), ses héros multiplient les bricolages invraisemblables, qui prennent l’allure de digressions absurdes. Deux personnages burlesques — visages figés, expression par gestes — dont l’inventivité, sans limites, renvoie à celle du réalisateur et de son équipe pour leur donner vie, image par image. Télérama

HOSTILES

  • jeudi 26 avril à 20h30 in English
  • lundi 30 avril à 20h30 in English

Western américain de Scott Cooper avec Christian Bale et Rosamund Pike

Durée : 2h13

Déconseillé aux moins de 12 ans

En 1892, le capitaine de cavalerie Joseph Blocker, ancien héros de guerre devenu gardien de prison, est contraint d’escorter Yellow Hawk, chef de guerre Cheyenne mourant, sur ses anciennes terres tribales. Peu après avoir pris la route, ils rencontrent Rosalee Quaid. Seule rescapée du massacre de sa famille par les Comanches, la jeune femme traumatisée se joint à eux dans leur périple. Façonnés par la souffrance, la violence et la mort, ils ont en eux d’infinies réserves de colère et de méfiance envers autrui. Sur le périlleux chemin qui va les conduire du Nouveau-Mexique jusqu’au Montana, les anciens ennemis vont devoir faire preuve de solidarité pour survivre à l’environnement et aux tribus comanches qu’ils rencontrent.

Parfaitement maîtrisé dans son image (somptueuse), dans sa narration (sous haute tension), dans sa réalisation (qui prend son temps sans ennuyer), dans le jeu de ses comédiens (tous en équilibre psychologique instable). Le Journal du Dimanche

LE COLLIER ROUGE

  • vendredi 27 avril à 20h30
  • mardi 1er mai à 15h

Drame français de Jean Becker avec François Cluzet et Nicolas Duvauchelle

Durée : 1h23

Dans une petite ville, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame…

Jean Becker reste dans les clous d’une mise en scène classique, avec quelques retours en arrière, et des scènes de combat bien menées. Le récit originel demeure et est bien traduit du roman de Rufin, mais reste l’impression de voir un bon téléfilm au cinéma. France Télévisions

Journée des Droits de l'Enfant
Entrée gratuite à toutes les séances pour les enfants de moins de 14 ans !
en partenariat avec la GP3A (Guingamp-Paimpol Armor-Argoat Agglomération)

ROSA & DARA
Leur fabuleux voyage

  • dimanche 29 avril à 10h

Programme de courts métrages animés internationaux

Durée : 49mn

Bienvenue dans l’univers extraordinaire de Rosa et Dara ! Ces pétillantes jumelles de sept ans vont passer des vacances hors du commun dans la ferme de leurs grands-parents. Vaches à puce GPS, voiture volante, fusée cachée dans le silo à grain… tant d’inventions farfelues qui promettent d’inoubliables aventures. Accompagnées de leur malicieuse grand-mère et de son chien Laiko, les fillettes devront redoubler d’ingéniosité pour ramener les vaches égarées à la maison. D’un volcan islandais aux séquoias géants de Californie, leur tour du monde sera enrichi de séquences amusantes pour en savoir plus sur la nature, les étoiles ou encore le cycle de l’eau.

Trois courts métrages au graphisme élégant qui, pour faire la part belle à l'imagination, n'en oublient pas pour autant de s'adresser directement à l'intelligence des enfants. Les Fiches du Cinéma

LE ROI ET L OISEAU

  • dimanche 29 avril à 11h

Film d'animation français de Paul Grimault (1980) écrit et dialogué par Jacques Prévert

Durée : 1h27

Le Roi Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize règne en tyran sur le royaume de Takicardie. Seul un Oiseau, enjoué et bavard, qui a construit son nid en haut du gigantesque palais, tout près des appartements secrets de Sa Majesté, ose le narguer. Le Roi est amoureux d’une charmante et modeste Bergère qu’il veut épouser sous la contrainte. Mais celle-ci aime un petit Ramoneur. Tous deux s’enfuient pour échapper au Roi...

Prévert et Grimault avaient appartenu, au temps du Front populaire, au groupe Octobre, et Le Roi et l'Oiseau fut écrit au lendemain de la Libération. Il fallut ensuite plus de trente ans au cinéaste pour mener à bien son projet de long métrage. Grimault désavoua une première version, diffusée par les producteurs sous le titre La Bergère et le Ramoneur (Prévert s'était inspiré du conte d'Andersen), batailla jusqu'en 1967 pour recouvrer ses droits sur son œuvre et travailla jusqu'en 1980 pour réaliser les séquences qui n'avaient pu être menées à bien. Aucun artiste n'est imperméable au temps qui passe et l'on perçoit souvent les différences - de graphisme, d'animation ou de couleur - qui séparent les séquences réalisées à la fin des années 1940 de celles qui le furent à la fin des années 1970. Mais ce qui frappe encore plus, c'est bien la constance de la vision de Grimault, le plaisir un peu pervers qu'il met à dessiner et à filmer le palais gigantesque du souverain, dont il fait - avec la complicité active de Prévert - un vrai tyran, ridicule bien sûr, mais aussi et surtout dangereux, un nuisible dont l'élimination est la condition sine qua non du bonheur ici-bas. Le Monde

LA JEUNE FILLE ET SON AIGLE

  • dimanche 29 avril à 14h30

Documentaire mongol d'Otto Bell

Durée : 1h27

Dresseur d’aigles, c’est un métier d’hommes en Mongolie. Depuis l’enfance, Aisholpan assiste son père qui entraîne les aigles. L’année de ses 13 ans, elle décide, avec la complicité de son père, d’adopter un aigle pour en faire un chasseur de renards. Parviendra-t-elle à briser les traditions et à se faire accepter par les anciens du village ?

Une image sublime de beauté, des paysages à couper le souffle et un sujet puissant. Aisholpan, 13 ans, vit dans une société corsetée par des traditions millénaires, qu’elle remet en question par sa seule présence. Réalisé à la force du poignet (pour 80.000 dollars seulement), sur la foi d’une photo aperçue dans un magazine, ce film a été une aventure en soi, tourné quelque part dans les montagnes de l’Altaï, entre la Chine et la Mongolie, avec une équipe de quatre personnes et une camionnette russe pourrie. Le résultat est magique. Le Nouvel Observateur

BILLY ELLIOT

  • dimanche 29 avril à 16h in English

Comédie dramatique britannique de Stephen Daldry avec Jamie Bell et Julie Walters

Durée : 1h50

Dans un petit village minier du Nord-Est de l'Angleterre, Billy, onze ans, découvre avec stupeur qu'un cours de danse partage désormais les mêmes locaux que son club de boxe. D'abord effaré, il devient peu à peu fasciné par la magie de la gestuelle du ballet, activité pourtant trop peu virile au regard de son père et de son frère Tony, mineurs en grève. Billy abandonne les gants de cuir pour assister discrètement aux leçons de danse professées par Mme Wilkinson. Repérant immédiatement un talent potentiel, elle retrouve une nouvelle énergie devant les espoirs que constitue Billy. Les frustrations larvées explosent au grand jour quand son père et son frère découvrent que Billy a dépensé l'argent consacré au cours de boxe pour des cours de danse. Partagé entre une famille en situation de crise et un professeur de ballet têtu, le jeune garçon embarque alors dans un voyage à la découverte de lui-même.

Le film est en partie inspiré par le danseur du Royal Ballet, Philip Marsden, originaire du nord de l'Angleterre et dont la famille venait d'un milieu minier et militant. Jamie Bell a pris des cours de danse et de ballet dès son plus jeune âge, ce qui lui valut les moqueries de ses camarades de classe. Il a utilisé cette expérience personnelle pour construire son personnage de Billy. Benshi - le guide du cinéma pour les enfants

PIERRE LAPIN

  • lundi 30 avril à 14h30
  • jeudi 3 mai à 14h30
  • vendredi 4 mai à 10h30

Film d'animation américain de Will Gluck avec les voix de Philippe Lacheau et Julien Arruti

Durée : 1h30

Séance accessible aux personnes malvoyantes et malentendantes (système Fidelio)

Le petit lapin préféré des jeunes lecteurs depuis des générations est désormais le héros d’un film plein d’aventures et d’espièglerie ! L'éternelle lutte de Pierre Lapin avec M. McGregor pour les légumes du potager va atteindre des sommets. Sans parler de leur rivalité pour plaire à cette charmante voisine qui adore les animaux… Bien au-delà du jardin, de nombreuses péripéties les entraîneront de la magnifique région des lacs en Angleterre jusqu’à Londres !

Un cousin de Paddington, héros d'une fiction avec images de synthèse où le loufoque et le second degré dynamitent un scénario généreux en nonsense. Déjanté, hilarant et malicieux… tout comme son héros. Le Nouvel Observateur

GASTON LAGAFFE

  • mercredi 2 mai à 14h30
  • dimanche 6 mai à 15h

Comédie française de Pierre-François Martin-Laval avec Théo Fernandez, Pierre-François Martin-Laval et Arnaud Ducret

Durée : 1h24

Séance accessible aux personnes malvoyantes et malentendantes (système Fidelio)

M’enfin ! Gaston débarque en stage au Peticoin. Avec ces inventions délirantes, il va changer le quotidien de ses collègues. Chat, mouette, vache, et gaffophone seront au rendez-vous des aventures de notre bricoleur de génie qui ne pense qu’à faire le bien autour de lui mais qui a le don d’énerver Prunelle son patron. Les gaffes à gogo de notre empêcheur de travailler en rond pourront-elles éviter que le redoutable Monsieur de Mesmaeker rachète le Peticoin ?

Décors, casting, atmosphère, rythme : l'adaptation de Gaston Lagaffe, héros utopiste et attachant créé par Franquin, est une franche réussite. Ouest France

À L'HEURE DES SOUVENIRS
The Sense of an Ending

  • mercredi 2 mai à 20h30 in English
  • mardi 8 mai à 20h30 in English

Drame britannique de Ritesh Batra avec Jim Broadbent et Charlotte Rampling

Durée : 1h48

Dans son magasin de photographie de Londres, Tony Webster mène une existence tranquille. Sa vie est bousculée lorsque la mère de Veronica Ford, son premier amour, lui fait un étonnant legs : le journal intime d’Adrian Finn, son meilleur ami du lycée. Replongé dans le passé, Tony va être confronté aux secrets les plus enfouis de sa jeunesse. Les souvenirs sont-ils le pur reflet de la réalité ou autant d'histoires que nous nous sommes racontées ?

À l’heure des souvenirs séduit par la finesse de son regard sur deux âges de la vie. Il capte avec justesse la jeunesse, son arrogance et ses illusions. La Croix

BLUE

  • lundi 7 mai à 14h30

Documentaire américain de Keith Scholey et Alastair Fothergill avec la voix de Cécile de France

Durée : 1h18

Blue, le nouveau film Disneynature, est une plongée au cœur de l’Océan pour découvrir, comprendre, aimer un monde encore mystérieux et surprenant. Un monde où la nature invente des couleurs, des formes et des sons merveilleux. L'Océan est unique, seuls les hommes le mettent au pluriel. Il est partout, recouvre plus de 70% de la Terre et donne à notre maison sa couleur et son nom: la planète bleue. Dans cet environnement somptueux et fragile, les dauphins seront nos guides pour partager cette grande histoire de l'Océan qui est celle de nos origines et notre avenir. Une histoire universelle qui résonne en chacun de nous.

« Blue » est un documentaire sous-marin parfait, avec des images éblouissantes et des découvertes à chaque seconde. Un grand film en grand large. Le Parisien

DON'T WORRY HE WON'T GET FAR ON FOOT

  • jeudi 3 mai à 20h30 in English
  • lundi 7 mai à 20h30 in English

Biopic américain de Gus Van Sant avec Joaquin Phoenix, Jonah Hill et Rooney Mara

Durée : 1h54

Même après avoir failli mourir dans un accident de la route lors d’une nuit de beuverie avec son ami Dexter, John Callahan n’a pas la moindre intention d’arrêter de boire. Il finit pourtant par suivre une cure de désintoxication, soutenu par sa compagne et un mentor charismatique, et se découvre alors un don inattendu… Il crée des dessins à l’humour noir, satirique et insolent, qui lui vaudront un succès international dès leur publication dans la presse. En dessinant, Callahan découvre une nouvelle manière de voir la vie…

Toujours drôle, jamais apitoyé, ce portrait recèle pourtant bien des émotions, car il raconte la souffrance, l’impossibilité à trouver sa place, la fuite en avant, le besoin viscéral de s’anesthésier, et malgré tout l’aiguillon tenace de la vie qui passe : le sourire d’une bénévole à l’hôpital, la danse débridée d’un thérapeute en short, et un crayon qui trace en tremblant des dessins furieusement ironiques. Bande à part

PACIFIC RIM UPRISING

  • vendredi 4 mai à 20h30

Film de science-fiction américain de Steven S. DeKnight avec John Boyega et Scott Eastwood

Durée : 1h51

Séance accessible aux personnes malvoyantes et malentendantes (système Fidelio)

Le conflit planétaire qui oppose les Kaiju, créatures extraterrestres, aux Jaegers, robots géants pilotés par des humains, n’était que la première vague d’une attaque massive contre l’Humanité. Jake Pentecost, un jeune pilote de Jaeger prometteur dont le célèbre père a sacrifié sa vie pour sauver l’Humanité des monstrueux Kaiju a depuis abandonné son entraînement et s’est retrouvé pris dans l’engrenage du milieu criminel. Mais lorsqu’une menace, encore plus irrésistible que la précédente, se répand dans les villes et met le monde à feu et à sang, Jake obtient une dernière chance de perpétuer la légende de son père aux côtés de sa sœur, Mako Mori – qui guide une courageuse génération de pilotes ayant grandi dans l’ombre de la guerre. Alors qu’ils sont en quête de justice pour leurs camarades tombés au combat, leur unique espoir est de s’allier dans un soulèvement général contre la menace des Kaiju. Jake est rejoint par son rival, le talentueux pilote Lambert et par Amara, une hackeuse de Jaeger âgée de 15 ans, les héros du Corps de Défense du Pan Pacific devenant la seule famille qui lui reste. S’alliant pour devenir la plus grande force de défense que la Terre n’ait jamais connue, ils vont paver un chemin vers une extraordinaire nouvelle aventure

Il ne faut pas bouder son plaisir quand on est sensible au soin apporté à une telle conception visuelle et à sa réalisation. On peut toutefois regretter qu’elles ne soient pas mises au profit d’un scénario plus mature, ce qui, après tout, ne coûterait pas plus cher. France Télévisions

LOVE ADDICT

  • samedi 5 mai à 20h30
  • mardi 8 mai à 15h

Comédie française de Frank Bellocq avec Kev Adams, Mélanie Bernier et Marc Lavoine

Durée : 1h33

Séance accessible aux personnes malvoyantes et malentendantes (système Fidelio)

Gabriel est un love addict, un amoureux compulsif des femmes. Un sourire, un regard, un parfum… Il craque. Mais à force de dérapages de plus en plus acrobatiques entre sa vie sociale et sa vie professionnelle, Gabriel est totalement grillé. Bien décidé à changer (ou du moins à essayer), il recourt aux services d’une agence de « Minder », sorte de coach personnel 2.0. C’est Marie-Zoé, aux méthodes plutôt atypiques, qui va prendre en main le cas de Gabriel pour une thérapie de choc …

Cycle répertoire : Anticipation
Présentation et analyse du film par Philippe Hédouin, professeur de cinéma.

STALKER

  • dimanche 6 mai à 17h30 en VOST

Film de science-fiction russe d'Andreï Tarkovski (1979) avec Alexandre Kaidanovski et Anatoli Solonitsyne

Durée : 2h43

Dans un pays et une époque indéterminés, il existe une zone interdite, fermée et gardée militairement. On dit qu'elle abrite une chambre exauçant les désirs secrets des hommes et qu’elle est née de la chute d'une météorite, il y a bien longtemps. Les autorités ont aussitôt isolé le lieu, mais certains, au péril de leur vie, bravent l’interdiction. Leurs guides se nomment les «stalker», êtres déclassés, rejetés, qui seuls connaissent les pièges de la zone, en perpétuelle mutation…

Le tournage dura environ deux ans, au cours desquels l’essentiel de ce qui avait été filmé pendant six mois fut perdu, puis recommencé à zéro, avec un nouveau scénario et un autre chef opérateur. Et dans l’intervalle, Tarkovski fut victime d’une crise cardiaque. Celui-ci tira profit, si l’on peut dire, de tous ces bouleversements, pour dépouiller le film de toute référence à la SF, et pour transformer le Stalker, à l’origine simple voyou, en idiot mystique à la Dostoïevski. Ce qui n’était au départ qu’une simple épopée post-apocalyptique est devenu une quête existentielle dans la lignée des les autres films de Tarkovski, pour la plupart fondés sur la recherche du sens et de la transcendance, en opposition avec le matérialisme politique et industriel de son époque. Les Inrockuptibles

ORANGE CINÉDAY



À compter du 4 novembre 2015, la commande de code Cinéday s’effectuera uniquement le mardi à partir de 8h00, dans la limite des places disponibles. Les codes commandés seront valables le jour même uniquement.


Contacts

LA BELLE EQUIPE
Cinéma Argoat

Place de l'église
22160 Callac

  • Tél. : 02 96 45 92 21 (programme de la semaine en cours)
    02 96 45 89 43 (administration)
  • Mail: cineargoat@orange.fr

Naissance de La Belle Equipe

Pas de chance ! Caché derrière une petite maison, le cinéma Argoat est peu visible au passant. Pourtant, il recèle des trésors de dynamisme et de volonté !

Lorsque nous sommes arrivé.e.s en 1994, la salle ne comptait plus que 5 000 entrées par an et s'apprêtait à déposer le bilan, explique Sylvie Lagrue, présidente de l’association La Belle Equipe. Notre objectif principal était de remonter les entrées avec une programmation plus variée. Pour autant, la simple volonté ne suffit pas. Il a fallu découvrir le fonctionnement d’une salle de cinéma, apprendre les méandres administratifs. Nous avons découvert la face cachée du secteur, la pression des distributeurs, pourquoi nous ne pouvons avoir un film en sortie nationale, pourquoi nous devons sortir tel film pour obtenir tel autre… Puis il a fallu connaître les différentes instances cinématographiques, la mise en place des dossiers, la logistique, les transports... Sans compter les trois bénévoles qui ont dû se former à la projection, se souvient Sylvie.

Aujourd’hui, avec l’aide des ancien.ne.s exploitant.e.s devenu.e.s membres de l’association, La Belle Equipe maîtrise parfaitement son cinéma, entièrement modernisé (Dolby Digital, 3D...) et a su mettre en place des actions efficaces, permettant de doubler le nombre des entrées (10000 par an aujourd’hui). L'adhésion aux Ecrans d'Armor puis au Collectif cinéma 22 a permis d’accueillir des hôte.sse.s de marque tels que Jean-Pierre Mocky, Benoît Jacquot ou encore Mariana Otero. De même, la participation aux dispositifs d'éducation à l'image Cin'école et Ecole et cinéma, le développement de la VO, la diffusion de films d’art et essai et de documentaires ont attiré un nouveau public.

Désormais, nous sommes reconnu.e.s comme ayant une solide programmation. Parallèlement à l’activité cinématographique classique, nous tenons également à proposer des films tournés en Bretagne ou abordant des sujets qui interpellent les gens d’ici : l’agriculture durable, l’avenir de la médecine en milieu rural…

Pour autant, l’effort doit se poursuivre : bien que situé dans une zone subissant peu l’influence des salles multiplexes, l’Argoat doit se battre quotidiennement pour conserver et étoffer son public. Nous sommes dans un milieu rural et social assez fragile. Pour avoir la même croissance que les autres salles, nous devons faire 4 fois plus de travail d’animation, souligne Sylvie. Raison pour laquelle l’association travaille avec un programmateur qui propose un choix de films quelque peu différent. Des ententes avec les autres cinémas locaux (Rostrenen, Carhaix) ont également leur intérêt. Notre public art et essai étant un peu le même, nous essayons de nous concerter pour ne pas offrir les mêmes films.

Nous avons eu des moments difficiles, surtout quand le public n’est pas au rendez-vous, mais également des moments très forts, notamment avec la venue de Lucie Aubrac ou la diffusion du film sur les oubliés de 39-45. Pour cette raison, il ne faut pas lâcher la barre et rester constamment en éveil, conclut Sylvie.